cнαριтяє IV
Point Of View : Maïly
On se prépara à un rythme d'escargot, on avait encore le temps avant le début des cours alors on mangea devant l'ordinateur d'Ophélia en cherchant d'autres clips de nos nouveaux voisins, leur musique était tantôt entrainante tantôt mélancolique, on remarqua qu'ils étaient connus depuis plus de trois ans déjà, parce que sur certaines vidéos, Bill n'avait pas encore mué.
C'était à mourir de rire.
Vers les 13h de l'après-midi, nous passâmes chercher Bastian et croisâmes les jumeaux qui sortaient de chez eux.
Ophélia : Bonjour les garçons ! *toque chez Bastian et rentre*
Bill : *choqué* Vous rentrez comme ça les uns chez les autres ?
Maïly : Bonjour Bill ! Merci je vais bien et toi ? *morte de rire*
Bill : Oh excuses moi ! Je vais bien aussi mais ça me choque qu'on puisse rentrer comme ça ! A moins que...
Maïly : A moins que ????
Bill : Non rien ! *rouge*
Tom : Bonjour bonjour ! Regardez qui le soleil vous amène ! Le plus beau mec au monde ! Rien que ça !
Maïly : Moi qui espérait qu'il gagnerait quelques neurones cette nuit. C'est pas pour aujourd'hui ! *soupir* J'avoue être déçue !
Tom : Je vais te tuer ! *course Maïly*
Ophélia : *sortant de chez Bastian* Vous vous êtes vus à peine 30 secondes et vous vous coursez déjà ! Dire que Maïly déteste courir ! Bonjour Tom ! *en criant*
Bastian : Bonjour tout le monde ! Vous ne manquez pas d'énergie dis donc !
Bill : J'ai jamais vu Tom courir autant derrière une fille... En fait, je l'ai jamais vu courir derrière une fille, d'habitude c'est l'inverse ! *Oo*
Tom : *a bout de souffle* J'en ai mar...re de courir ! J'en... peux plus !
Maïly : *a bout de souffle* Bon... jour Bas...Tian !
Ophélia : Faudrait peut-être aller au lycée non ? Aujourd'hui c'est anglais et français ! *toute contente*
Bill : QUOI ? *O_O* Non ! Pas des langues ! * :'O*
Ophélia : Bah on a vu des vidéos avec Maï où tu chantais en anglais !
Bill : Je déteste les langues ! J'ai toujours été nul ! *pleure*
Bastian : Et t'es une star internationale ? Tu parles qu'en allemand pendant les concerts ?
Tom : *essoufflé* Si et dès qu'il sort sa phrase en français, c'est limite si il se tape pas la honte devant les fans françaises ! *mort de rire*
Bill : Arrêtes ! Elles adorent quand je parle français ! Ca fait son effet ! T'es jaloux c'est tout !
Maïly : *essoufflée* Et c'est quoi cette fameuse phrase ?
Bill : *en français dans le texte* Malheureusement, je ne parle pas très bien français mais j'essaierais de m'améliorer pour la prochaine fois. » *en grimaçant*
Tom : Et ça fait deux ans qu'il leur ressort la même phrase !
Ophélia : *morte de rire* La tête que tu fais quand tu « parles » français, on dirait une torture pour toi !Bill : C'est ça, à peu de choses près !Nous arrivâmes au lycée en moins de 5min, il nous restait encore un bon quart d'heure avant le début des cours, alors nous nous assîmes sous notre chêne.
Katia collait déjà Tom come une sangsue, je me surpris à mal les regarder et Ophélia l'avait bien remarqué, elle se moqua de moi mais ne dis rien.
Du moins pour le moment.
Bill parlait avec Bastian de tout et de rien.
Ophélia s'était assise par terre, adossée au tronc et avait ressortit son carnet à croquis, toujours à la recherche de l'inspiration.
Ses yeux reflétaient son inquiétude.
Je sortis mon appareil et pris quelques photos de notre bon vieux chêne.
Les rayons du soleil filtraient si bien à travers les branches et feuillages que ça le rendait magique.
Katia tournait toujours autour de Tom, mes joues me brûlaient...
Je rougissais rapidement, trop rapidement à mon goût.
Je cachais mon visage derrière quelques mèches de cheveux mais Bill le remarqua avant.
Bill : Maïly, ça va ? T'es toute rouge ! *air inquiet*
Ophélia : *venant à la rescousse* T'en fais pas ! Ca doit être le soleil, et sûrement le fait d'avoir gambader un peu plus tôt avec Tom, elle n'a pas encore dû s'en remettre !
Maïly : Oui c'est ça ! Oh ! Il est déjà l'heure d'aller en cours ! J'attrapai Ophélia par le bras et me dirigea vers l'intérieur du bâtiment sud.
Je la remerciai discrètement de m'avoir couvert et on entra dans la salle de français.
Nous nous assîmes à nos places respectives et Bastian nous rejoignit.
Bill et Tom se mirent derrière nous et on voyait sur le visage de Bill qu'il appréhendait cette heure de cours.
Malheureusement pour lui, la prof', Mme Benoît, leur demanda à lui et à Tom de se présenter face à la classe en Français.
Il devint blanc comme un linge.
Mme Benoît : *en français* Venez devant s'il-vous-plait messieurs. Bill se retourna vers nous pour nous demander ce qu'elle avait dit, Bastian lui traduisit rapidement, il se leva à contre c½ur et se dirigea vers le bureau en trainant le pas, suivant Tom.
Tom : *en français avec un fort accent* Je m'appelle Tom Kaulitz, je être nouveau, vous bien accueillir moi s'il-vous-plait.
Bill : *en un espèce de français* Je m'appelle Bill Kaulitz, je ne pa'le pas t'es bien français, je être aussi nouveau. *se mordant la lèvre*
Mme Benoit : *en français* Bien, c'est un peu court mais on s'en contentera pour le moment. Retournez à vos places messieurs.Point Of View : Bill
Je respirais quasi plus, je ne comprenais rien à ce qu'elle disait, et Tom non plus apparemment.
Je me tournais vers le fond de la classe et vit Ophélia et Maïly me faire des grands signes pour me faire comprendre que je devais retourner à ma place.
Je ne m'étais jamais sentie aussi honteux.
Chanter devant des filles hystériques je peux, mais faire face à une classe de 25 élèves pour dire cinq mots en français, c'est limite la mort.
Je retournai m'asseoir rapidement sans me faire prier.
Les filles gloussaient devant moi et je voyais bien que Bastian essayait d'étouffer un fou rire.
Ce qui m'énervait le plus était de voir la désinvolture de mon frère.
Il n'en avait carrément rien à faire.
C'était agaçant.
La prof' tapa sur son bureau pour ramener l'attention de la classe.
Elle nous demanda, toujours en français, d'ouvrir nos livres à la page 53 selon Maïly.
Ce que je fis rapidement afin de me cacher derrière.
Elle interrogea deux personnes pour lire le dialogue, Ophélia et Maïly se portèrent volontaires.
Soit elles sont folles, soit elles sont suicidaires...
(extrait d'Antigone de Jean Anouilh, le dialogue qui suit est en français dans le texte)Ophélia : (La Nourrice) D'où viens-tu ?
Maïly : (Antigone) De me promener, nourrice. C'était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas savoir, tout est déjà rose, jaune, vert. C'est devenu une carte postale. Il faut te lever plus tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleurs.
Ophélia : (La Nourrice) Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne t'es pas découverte en dormant et je ne te trouve plus dans ton lit !
Maïly : (Antigone) Le jardin dormait encore. Je l'ai surpris, nourrice. Je l'ai vu sans qu'il s'en doute. C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
Ophélia : (La Nourrice) Tu es sortie. J'ai été à la porte du fond, tu l'avais laissée entrebâillée.
Maïly : (Antigone) Dans les champs c'était tout mouillé et cela attendait. Je faisais un bruit énorme toute seule sur la route et j'étais gênée parce que je savais bien que ce n'était pas moi qu'on attendait. Alors j'ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la campagne sans qu'elle s'en aperçoive...
Mme Benoit : *en allemand* C'était très bien mesdemoiselles, le ton, l'accent, tout y était, vous pouvez vous rassoir. Merci.J'étais sidéré !
On aurait cru des vraies françaises...
Bastian se retourna et me dit que tous les trois, ils passaient leurs vacances d'été en France.
Apparemment, il n'y a pas que moi qui reçu un choc.
Tom n'avait pas lâché Maïly du regard...
Le cours continua doucement, trop doucement pour moi mais aussi trop rapidement, je ne voulais pas avoir anglais.
Même si ça passait mieux que le français...
Heureusement pour moi, il y avait une pause de 15 minutes avant le cours d'anglais, le temps de reprendre mes esprits.
La sonnerie retentie.
Bill : C'est incroyable. Vous avez des origines Françaises ou quoi ?
Maïly : Oui, j'ai de la famille en France.On se dirigeait vers le chêne, toujours le même chêne d'ailleurs, ils s'asseyaient toujours là.
C'est vrai que c'était un bel endroit.
Maïly était encore avec son appareil et Ophélia une feuille et un crayon a la main, le regard dans le vide.
Bill : Ophélia ?
Ophélia : Mh ?
Bill : Tu fais quoi ?
Ophélia : J'ai un projet à réaliser mais j'ai du mal à trouver l'inspiration, je commence à angoisser, c'est bientôt qu'il faut l'avoir fini.
Bill : Je comprends. Je peux m'asseoir ?
Ophélia : Euh, oui oui.Elle se leva subitement puis recula.
Son regard s'illumina.
Elle commença à gratter frénétiquement sur sa feuille et moi j'avais l'air d'un con, assis tout seul sous le chêne.
Je la regardais faire des gestes amples et doux à la fois, un sourire naquit sur ses lèvres, à ce moment, j'aurais pu crier au point de me briser a voix, je crois que rien n'aurait pu l'atteindre, elle levait la tête dans ma direction, la rebaissait, Maïlly regardait par-dessus son épaule, la photographia de loin, Bastian avait sortit son caméscope.
Ophélia était comme en transe.
Et cela avait l'air de beaucoup amusé ses amis.
Tom aussi regardait par-dessus son épaule.
Tout d'un coup, Ophélia leva la tête et planta son regard dans le mien.
J'étais hypnotisé par ses yeux.
Je ne pouvais plus bouger.
Ophélia : Bill ! Je t'en supplie ! Sois mon modèle !
Bill : *rouge* Quoi ? Moi ?
Ophélia : Oui ! Toi ! Je veux peindre ton portrait ! S'il-te-plait accepte ! C'est très important pour moi ! *regard suppliant* Je ferais tout ce que tu veux en échange mais accepte !
Maïly : *arrache le croquis des mains d'Ophélia et le regarde* A mon avis, Ophélia, tu n'as jamais été aussi précise et sûre de tes traits. *montre le croquis à Bill* Qu'est ce que tu en pense ?
Ophélia : *rouge* Non ! Ne lui montre pas !Mais c'était trop tard, je tenais le croquis entre mes mains.
J'avais le souffle coupé, j'avais l'habitude de recevoir des fan-art ou autres peintures, mais jamais je n'avais vu un croquis si vivant.
J'avais l'impression que le « moi » caché sous ses traits vague me regardait droit dans les yeux.
Je releva mon regard vers Ophélia, elle était rouge, elle ne savait plus où se mettre.
Elle évitait mon regard et gesticulait dans tous les sens.
Maïly : Alors Bill ? Qu'elle est ta réponse ?
Bill : ...________________________________fιи cнαριтяє IV________________________________
Voici le chapitre 4!
On voudrait vous remercier pour tous vos commenatires :)
On est contente que notre fiction vous plaise.
Dîtes nous ce que vous pensez de ce chapitre ^^
La suite est déjà prête.
Et je (Ophélia dans la fic) m'occupe de la mettre tous les mardis
ainsi que de prévenir celle qui nous le demande.
Voilà, à bientôt
Bisous